Mercredi 30 septembre 2009
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L’homme qui se promène au clair de lune
Entrouvre un œil inquiet sur le monde
Et avec cet œil d’exil
Comme un faux bijou
S’efforce de donner un sens à tout ce qui n’en a pas
Et de n’en pas donner à ce qui
Bigre
Pourrait en avoir
Autour de lui
C’est un immense tapis d’ordures
Les grands arbres qui dansent dans la nuit
Sont comme des torches vives trouant son cœur mis à nu
Le deuil à ce point ne peut pourtant lui déplaire,
Et la poussière du jour
Poussière d’espace qu'un peu de brise a soulevée,
Lui dit qu’avec encore un peu de patience
Il sera bientôt réduit, détruit mais érudit.
Pour finir il fait une cabriole,
Se dit
Qu’il en fera encore de plus jolies
Plus tard
En jeune lune
Quand une femme
Saura défaire tous les hasards
Et construire avec lui de vrais rendez-vous.
Entrouvre un œil inquiet sur le monde
Et avec cet œil d’exil
Comme un faux bijou
S’efforce de donner un sens à tout ce qui n’en a pas
Et de n’en pas donner à ce qui
Bigre
Pourrait en avoir
Autour de lui
C’est un immense tapis d’ordures
Les grands arbres qui dansent dans la nuit
Sont comme des torches vives trouant son cœur mis à nu
Le deuil à ce point ne peut pourtant lui déplaire,
Et la poussière du jour
Poussière d’espace qu'un peu de brise a soulevée,
Lui dit qu’avec encore un peu de patience
Il sera bientôt réduit, détruit mais érudit.
Pour finir il fait une cabriole,
Se dit
Qu’il en fera encore de plus jolies
Plus tard
En jeune lune
Quand une femme
Saura défaire tous les hasards
Et construire avec lui de vrais rendez-vous.
Par Jean-Luc Brière
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Publié dans : Drôle d'oiseau (2003-2007)
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Communauté : papierlibre
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