Vendredi 6 août 2010
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21:00
Il y a des nuits sans jour
Et des amours sans amour
Il y a des puits sans fond
Et des rêves sans fin
Il y a des merveilles sans mystère
Et des attentes à crever
Il y a aussi toi que j’aime
Et le reste qui m’indiffère.
Par Jean-Luc Brière
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Publié dans : Bric-à-brac (1962-1967)
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Mercredi 4 août 2010
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22:44
Je veux avoir la force chaque jour
la grande force
d’écrire sur le sable de mes jours
d’écrire
que tu es mon Christ à moi
l’Evangile de notre amour
Je veux avoir la force chaque jour
la grande force
de voir qu’à force de nous aimer
nous finirons bien par nous aimer
un jour.
Par Jean-Luc Brière
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Publié dans : Bric-à-brac (1962-1967)
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Mardi 3 août 2010
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21:10
I
Etre nus vivement sous le soleil
Pour nous aimer vraiment
Courir vite comme de jeunes fauves d’azur
Pour fuir l’haleine puante du vent
Avoir toujours la force de nous tenir debout
Nos mains enracinées ensemble
Fondre en un nos lèvres injurieusement belles
Grelotter d’être nus et de nous aimer tant
II
Sur les sentiers souillés
Au milieu des âmes barbelées
Notre amour aura de quoi
Faire crever de honte
Tous les salauds du monde entier.
Par Jean-Luc Brière
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Publié dans : Bric-à-brac (1962-1967)
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Lundi 2 août 2010
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23:22
Mes nuits sont les tiennes
A l’abri de nos cœurs
Et grand’peur tu me fais
Toi fille à même le soleil
C’est trop bête à la fin
Pourquoi nous laisserions-nous faire
Il ne le faut pas
Regarde-moi je t’aime
Le soleil lui ne se lasse pas
Que dire quand j’ai tant de choses à te dire
Et que ce que je dis est inutile
Regarde-moi je t’aime
Je t’aime
Entends-tu
Je t’aime et le crierai
Je t’aime et le gueulerai
Pour les nuits sans étoiles et sans âme
Je t’aime pour trouer l’ombre
La saccager la défigurer
La rendre belle à ton image
Pour les imbéciles qui ont honte de la vie
Je t’aime de si peu t’aimer
Je t’aime parce que je t’aime
Et c’est fou ce que je t’aime.
Par Jean-Luc Brière
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Publié dans : Bric-à-brac (1962-1967)
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Dimanche 1 août 2010
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22:31
Mes jours sont trop courts
Et je me fous de réveils
J’ai hâte d’en finir au moins vite
J’ai hâte de courir les pieds nus dans l’herbe
Et de vous emmerder tous
Cette vie est sans amour en ses bastions pourris
Et ces rois de l’ennui qui y vivent
Ont des glaives désinvoltes dans leurs mains
Et des regards sans joie dans leurs yeux
Et des cervelles de bovins dans leurs pieds
J’essaierai donc de pourrir sans trop de douleurs
Sur les plaies maladives du soleil
Et quand viendra l’heure où les éperviers tenaces
Auront des météores au plus profond de leurs yeux
Je ferai tout pour lire encore
L’opaline lueur de tes seins multicolores.
Par Jean-Luc Brière
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Publié dans : Bric-à-brac (1962-1967)
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