Samedi 23 juillet 2011 6 23 /07 /Juil /2011 10:13

Mon neveu qui n'existe pas n'aime pas
Bernardo Soares
Ni Alberto Caeiro
Ni Ricardo Reis
Ni Alvaro de Campos
Il leur préfère Fernando Pessoa
Il préfère aussi Romain Gary à Emile Ajar
C'est son droit
Mais il ne peut s'empêcher de lire
Tout ce petit monde qu'il n'aime pas
Tous les jours dans son lit il les lit
Comme une litanie

Par Jean-Luc Brière - Publié dans : Drôle d'oiseau (2003-2007) - Communauté : vos poèmes
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires
Jeudi 21 juillet 2011 4 21 /07 /Juil /2011 21:02

Prime jeunesse primevères et primerose
L’arbre de bois rose est un malin
Et l’an maître-couturier à sa guise
Le déguise carnaval des saisons

Les fleurs fidèles au rendez-vous
Prennent des allures de mannequins

Prime jeunesse primevères et primeroses
L’arbre de bois rose est un malin

Par Jean-Luc Brière - Publié dans : Les mots inutiles (1963) - Communauté : vos poèmes
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Samedi 19 mars 2011 6 19 /03 /Mars /2011 22:32

Il s’approche d’elle
et lui dit :
                Pardon Mademoiselle
                Avez-vous L’amour Fou
                d’André Breton ?
Elle le regarde
avec des grands yeux bleus
tout ronds et lui répond :
                 Non Monsieur
                 Il est épuisé.

Par Jean-Luc Brière - Publié dans : Bric-à-brac (1962-1967) - Communauté : papierlibre
Ecrire un commentaire - Voir les 2 commentaires
Samedi 22 janvier 2011 6 22 /01 /Jan /2011 16:42

Ce soir encore le corps est las
D’avoir traîné tout le jour l’âme lasse d’un pauvre
Qui se croyait enfin aimé d’une folle

Ce soir encore l’âme crève
D’avoir trop cru en les seins et l’azur
Et en le misérable même grand amour

Ce soir encore l’ortie s’installe au mieux dans le ventre
Les doigts saignent les mêmes tics d’aimer
Les réveils bondissent et tactiquent de joie

L’or des yeux fourmille dans le sang
Les larmes sont en bord des cils alarmés
Les lèvres d’amour sont en train de rouiller.

Par Jean-Luc Brière - Publié dans : Bric-à-brac (1962-1967) - Communauté : vos poèmes
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Mardi 4 janvier 2011 2 04 /01 /Jan /2011 22:41

Je suis le jouet que tu piétines
Quand il n’a plus pour toi aucun secret
L’imbécile qui ne sait danser que sur un pied
Avant que d’être roi chez les culs-de-jatte

Toi tu es une pirouette
A l’aube d’un grand jour solennel
Un grand rire supplice
Au coin des lèvres de la nuit

Toi tu es l’amour et la cruauté
Un adorable petit sphinx de pureté
Tu es toi et toutes les femmes ensemble
Et tes seins sont un jeu quand mon cœur est une larme.

Par Jean-Luc Brière - Publié dans : Bric-à-brac (1962-1967) - Communauté : vos poèmes
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires

Présentation

Créer un Blog

Recherche

Le temps qui passe

Février 2012
L M M J V S D
    1 2 3 4 5
6 7 8 9 10 11 12
13 14 15 16 17 18 19
20 21 22 23 24 25 26
27 28 29        
<< < > >>

Derniers Commentaires

Créer un blog gratuit sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus - Articles les plus commentés